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  • EVANGILES et PATCHWORK !

    par Dr.Zeinab Abdelaziz
    Professeur de civilisation Franaise



    Aucun vocable nest plus reprsentatif du mot "Evangiles" que celui de "Patchwork" un Patchwork cousu avec du fil blanc ! Une vue densemble, fut-elle dtaille ou vol doiseau, de lhistoire de leur formation et celle de ses dogmes, ne changerait rien cette comparaison de rapicements bon march, superposs, cousus avec du fil blanc, car les textes qui les composent sont un tissus dinvraisemblances, dincohrences et de contradictions !

    Jsus na rien laiss par crit et prcha, en aramen, dans un langage populaire ou en paraboles. Peu peu, on forma de ces histoires un recueil auquel on donna le nom de Nouveau Testament. À la tradition orale de lEglise, ses docteurs associrent la Parole crite, pour en faire une rgle de la foi, immobile, irrformable. Tradition orale et assemblages obtinrent la premire place et ainsi se forma une exgse traditionnelle, accepter sous peine dtre considr comme hrtique, la suite est connue... Jsus et ses aptres taient juifs, ne parlaient quaramen, et pourtant tous les textes de base concernant le christianisme sont en grec, puis traduits en latin, etc. La trs sainte Eglise fait table rase de tous ce qui encombrerait sa marche de falsification et de trie, puis singnia garder ce que ses propres doctes ont calfats, pour la nommer une "Religion" ! Ci-suit quelques donnes cites titre dexemples :


    Les textes
     :

    Au dbut du IIIe sicle, la politique est intervenue de manire significative au cours du christianisme, qui creusait son chemin entre groupes belligrants, malfaiteurs. Selon le prtre Albius Thodoret, vers lan 225, il y avait plus de 200 versions diffrentes des vangiles utilises, en mme temps, entre ces groupes.   

    Si, la rigueur, on peut dire comme certains lavancent, que le manque prtendu de textes originaux, en aramens, revient au fait que Jsus rclamait ses adeptes que le Royaume des Cieux est tout proche, que mme les ci-prsents autour de lui le verrait de leur vivant, - la promesse se fait attendre jusqu nos jours, et ne justifie point le massacre des textes gnants. Il suffit de rappeler, quen 1415, lglise de Rome avait dtruit tout ce qui existait comme rfrences juives du second sicle, et a brl le contenu de deux livres hbraques, qui contenaient le vrai nom de Jsus Christ. Ensuite, le pape Alexandre VI avait dtruit tous les exemplaires du Talmud par lintermdiaire du prsident de linquisition espagnole Tomas de Torquemada (1420-1498), responsable de la destruction de 6000 manuscrits dans la seule ville de Salamanque.

    Du vivant de saint Paul, le christianisme, que Jsus na point invent, est n dans les querelles, les schismes, les controverses, lanimosit et lanathmatisation. On compte jusqu 22000 sectes, dont les principales sont runies en 349 glises qui forment, actuellement, le Concile cumnique des Eglises. Le dveloppement des dogmes chrtiens par lpiscopat, sous lautorit despotique des empereurs des premiers sicles, se passe en mme temps que les controverses se succdent ou sentremlent. Les conciles sarrogent le pouvoir de prescrire des articles de foi. Les nouvelles doctrines se produisent tout en se contredisant ou se compltant, daprs les dcisions des conciles et des Pres que lon shabitue placer au-dessus des Ecritures. Il suffit de voir quelques exemples de la formation de ces dogmes :

    La virginit perptuelle
    :

    Tous les dogmes chrtiens sont bass sur des aprioris, des fautes de traductions, ou des copies dautres religions paennes. Philon dAlexandrie, li aux essniens et inventeur du Logos, auquel on ajouta le mot "incarnation" au second sicle, parle dun Logos qui viendra spirituellement. Ce qui est contraire ce qui fut impos plus tard, disant que Jsus viendra en chair et en os la fin de temps juger le monde.

    Les symboles sont unanimes enseigner que Jsus est n dune vierge, ide qui sappuie sur Isae (7 :14), o le mot hbreu signifiant "une jeune femme", a t traduit dune manire errone, dans la Septante, par : "une vierge". Juvianos avait dj critiqu Jrme davoir laiss cette faute de traduction dans sa fameuse Vulgate, mais les fraudes pieuses se font pour la gloire de Dieu, comme disait saint Paul. Les conciles imposrent une virginit perptuelle Marie : avant, durant et aprs laccouchement !

    La rgle de foi quOrigne a transmise, porte seule quil a t conu du Saint-Esprit ! Jusquau troisime sicle les opinions ntaient point encore fixes sur cette doctrine, et cest le concile de Nice qui limposa en 325. Il est intressant de noter : tandis quIgnace, Tertullien, Cyrille de Jrusalem prsentent lincarnation comme tant luvre du Saint-Esprit, Irne professe quelle est luvre du Pre ; Justin, Clment dAlexandrie, Athanase, disent quelle est du Verbe lui-mme, et Augustin, celle des trois personnes de la Trinit, ce qui veut dire que Jsus a un rle de gniteur ! Selon Jean (1 : 13) cest Dieu qui la engendr, Fils unique, sans maman bien sr. Selon Luc, elle tait dj enceinte lors de ses fianailles avec saint Joseph. Selon les Juifs, il est fils du soldat Pandera ! Dailleurs, le verset de Luc "ton pre et moi nous te cherchions" etc.  (3 : 46) exclut nettement la naissance virginale, pour ne rien dire de ses frres et surs clairement cits dans les vangiles, les Actes.


    La dification de Jsus
     :

    Le 21 juin 325, 2048 ecclsiastiques se sont runis dans la ville de Nice pour dterminer les symboles officiels du christianisme, les textes qui doivent tre conservs, et quel est le dieu quils doivent suivre. Tony Bushby dit dans "The Bible fraud" : les premires tentatives du choix de ce dieu remonte vers lan 210, quand lempereur devait choisir entre Judas Khrestus ou son frre jumeau Rabbi Jsus, c'est--dire le rabbin Jsus, ou lautre personne, soulignant que mme jusqu lan 325, le christianisme navait pas un dieu officiel  ! Ces contradictions ne sexpliquent que par une srie de couches rdactionnelles, qui se sont superposes sans prendre la peine de les harmoniser. Saint Jrme, en essayant de mettre un peu dordre dans ces critures trouve "quil y a autant de traductions que dexemplaires" (Intro. De la Vulgate)


    La Trinit
     :

    Jsus na point dit quil tait de nature divine ou fils de Dieu, na rien dit de la Trinit, et ninstalla point dglises. Tout ce quil a demand ses adeptes, cest de prier dans leur chambre (Matt 6 : 6-8), de ne point imiter les paens dans leur verbiage ou leur faste de monuments. Bien plus, dans les vangiles, Jsus est dit plus dune fois quil tait un prophte. Les docteurs de lglise le transformrent en Oint, puis en Christ, puis en Fils de Dieu, puis en Dieu lui-mme. Puis commena le problme : mme nature ou deux, une volont ou deux, puis le seul Dieu ou lunique, dans une tentative diabolique de bloquer la prsence dun vrai Dieu.

    Basile de Csare (329-379), en avouant que le dogme de ladoration du Saint-Esprit est introuvable dans la Bible, le fonda sur la tradition, sans la moindre hsitation ou sans vergogne, pour prouver lgalit des trois personnes de la Trinit. Ce trait qui est un modle de la pneumatologie la carte, marque une tape dcisive sur la voie de la dfinition de la consubstantialit du Saint-Esprit, de Dieu et de Jsus, telle quelle fut impose par le concile de Nice en 325, puis par celui de Constantinople en 381 en ajoutant le Saint-Esprit pied dgalit.


    Jsus et lEglise
     :

    Marier Jsus lEglise, est une des plus grosses bvues que les chrtiens payrent de leur sang, pour avaler cet incomprhensible illogisme, invent pour marquer un lien inextricable entre cette institution ecclsiale et ses adeptes, pour aboutir une tortueuse quation : Jsus = Eglise = Papes. On le maintien clibataire, par fidlit son pouse/glise, bien que les nouveaux travaux de recherches prouvent quil tait mari et avait des enfants


    Le Saint-Esprit
     :

    Depuis linvention du Saint Esprit, ils le firent dabord linspirateur de leurs textes, et cela veut dire, daprs ce qui se trouve effectivement dans les vangiles, que ce pauvre saint esprit se trompe, quil est un grand menteur, et quil se contredit ! La fameuse Encyclopdie Britannica parlait autrefois de 150000 fautes et contradictions. Le nombre doubla ou tripla grce aux travaux de la critique moderne. Pour sen rendre compte du nombre des fautes et de limmense varit de leurs domaines, il ny a qu compter les normes contradictions, fussent-elles thologiques, gographiques, historiques, les noms de villes ou dendroits qui nexistaient point, les copies de mythes ou dlments de religions paennes. Suffit lEucharistie, copi sur Mithra, comme exemple qui tourne ladepte en carnivore, en lui imposant de croire foncirement quil mange la chair du Christ et boit son sang !

    Aprs avoir impos linspiration de tous ces contresens, au concile de Trente (1546), comme tant une pure rvlation Divine, au prix de quelques millions dassomms par linquisition et autres, Vatican II (1965) dcouvre que ces Textes ne sont point divins, et   dcrte, sans la moindre gne ou honte, que ces vangiles sont crits par des hommes, par dautres noms sous lesquels ils sont connus, mais toujours "sous linspiration du Saint-Esprit" ! Et, sils contiennent de "limparfait ou du caduc, cela nempche quils soient des leons de pdagogie divines" !!  


    Fuite de la Sainte Famille
     :
    La fuite de la sainte famille en Egypte est un exemple typique de la formation frauduleuse du christianisme. Seul Matthieu parle de cette fuite, Luc dit, au contraire, que ladite famille est retourne Nazareth. Donc, selon Matthieu : saint Joseph fait trois rves : dans le premier, lange lui demande de prendre lenfant, sa mre, et de fuir en Egypte ; dans le second il lui demande de rentrer, et dans le troisime il lui rectifie la direction du retour. Quatre sicles plus tard, en cherchant christianiser lEgypte, Thophile, le patriarche dAlexandrie, fait un rve : la vierge lui explique en dtail tous les menus dtails de la fuite en Egypte ! Le matin, Thophile crit son rve dans ses mmoires, mais, comme par magie ecclsiale, les paroles deviennent ralit, et lglise copte impose ses fabulations lEgypte. Elle construit tout un scnario en monuments et lieux de sjours,
    supposs, et impose sa vision lEgypte et aux touristes, simples desprit, qui continuent croire ces fourberies !

    La crucifixion
     :

    Copi sur la mythologie grecque, le thme de la crucifixion, qui constitue llment principal du christianisme, est un autre plagiat, pris aux religions et mythologies prexistantes. A gauche, on voit la crucifixion du dieu grec Orphus-Dyonysus, qui, crucifi et enterr, ressuscita de la mort le troisime jour, selon la mythologie grecque. A droite, la crucifixion de Jsus, qui crie au plagiat, puisque lui aussi fut crucifi, enterr, et ressuscita le troisime jour Il est peut-tre dcevant, pour les chrtiens, de voir que mme le pivot principal du christianisme est un lment copi, comme tout le reste de cet incroyable Religion/Patchwork, cousue avec du fil blanc !

    La rhabilitation des Juifs
     :
    Le concile Vatican II, sans le moindre sourcillement, fait une autre pirouette, tourne le dos tout ce quil imposa comme rgles ou jugement contre ces "Juifs dicides", la prire qui les maudissait le long de deux mille ans, les encycliques papales qui les damnaient ou leur imposaient ghettos, toiles jaunes et autres, fouille toujours dans ses trfonds et dcouvre leur innocence. Il les rhabilite du meurtre dicide et impose le poids de ce crime tous les chrtiens ! Bien plus, cest la mme volteface quil fait non seulement contre tous les dcrets prcdents et les bulles papales, la liste est bien longue diabolisant ces juifs. Il dcouvre aussi quils sont "leurs frres ans", puis leur prsente des excuses officielles, pour tout ce quils ont subi travers des sicles, puis les concessions se poursuivent de sorte que, maintenant, ce sont les juifs qui mne le Vatican et le Saint Sige par le bout du nez.


    Conclusion 
    :
    Nombreux ceux qui quittrent cette machine mcher et remcher sa Foi, do le terme dhmorragie en silence de lEglise, et pourtant elle continue simposer Malgr tous les dbats, les querelles, les contradictions et les fraudes, la trs sainte Eglise continue prsenter le christianisme comme tant La religion absolue, quelle veut imposer, cote que cote, toute lhumanit ! Dcision foncirement renouvele, exige, depuis Vatican II.

    Incontestablement, daprs ces quelques bribes quon vient de voir, lhistoire du christianisme et de ses dogmes nautorise point ni ne permet une prtention semblable. Car elle met nu tous ces docteurs, depuis les aptres jusquaux rformateurs, toutes sectes confondues, divergeant et variant dans leurs opinions, se contredisant, se combattant, affirmant un jour ce quils nieront le lendemain, mais construisant pice par pice cet difice fallacieux, qui na absolument rien voir avec une religion Rvle.

    Est-il besoin dajouter : Comment une Eglise pareille, ose-t-elle dun ct : simposer au monde, sacheter encore des adeptes, travers une vanglisation fallacieuse et des JMJ payes, de lautre : traquer Islam et musulmans au point dun non-retour imagin, pour prescrire un pitre Patchwork, cousu de fil blanc !

      Zeinab Abdelaziz
     1er  Septembre 2016

     

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